Emploi & digital

Se former à l’heure du digital : l’éclairage exceptionnel de Cécile Dejoux

Mooc Cécile DEJOUX

Professeur des universités au Cnam et spécialiste reconnue de l’enseignement à distance, Cécile Dejoux* a conçu le premier MOOC de France « du manager au leader » qui a réuni plus de 175 000 personnes. Elle vient de lancer un nouveau MOOC « Manager augmenté par l’intelligence artificielle? » sur FUN-MOOC. Comment penser la formation aujourd’hui ? Quelles en sont les tendances ? Comment se former en ligne ou suivre un MOOC? Cécile Dejoux nous apporte un éclairage exceptionnel.

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Aujourd’hui, les recruteurs recherchent avant tout des compétences, quelle définition en donnez-vous? Quelle vision en avez-vous?

On dit souvent que la compétence se définit à travers des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être. Mais on oublie une chose absolument essentielle, c’est ce qu’on veut faire. Pour moi, le vouloir-être, qui constitue la motivation intrinsèque de l’individu, est fondamental. On ne se définit que par rapport à ses propres objectifs. C’est pourquoi, pour moi, la compétence allie savoir, savoir-faire, savoir-être et vouloir-être. Cela suppose de bien se connaître et de savoir ce que l’on veut faire. On le constate notamment lors des évolutions de la vie. Ceux qui ne se forment pas assez voient leurs compétences s’appauvrir. Les causes en sont multiples. Parfois, le métier exercé n’est pas jugé suffisamment intéressant par la personne, parfois le contexte de l’entreprise n’est pas favorable, parfois aussi les personnes se l’interdisent elles-mêmes ou n’ont pas envie de se former. En revanche, quelqu’un qui est motivé et qui sait ce qu’il veut faire va se former et prendre du plaisir à se former. Ce sera assez naturel.

Pour moi, la compétence allie savoir, savoir-faire, savoir-être et vouloir-être.

Vous êtes devenu la référence dans le secteur de la formation en ligne et des MOOC. Quelles sont les caractéristiques de ceux qui choisissent de se former en ligne, des «MOOCers »?

Ce sont des profils différents et hétérogènes ; on ne peut pas les cartographier. Ce sont des jeunes, des plus âgés, des diplômés et des non diplômés, des PDG aux standardistes, des personnes en formation continue, comme en formation initiale. Pour mes MOOC, j’ai autant de femmes que d’hommes, autant de gens qui n’ont jamais fait de formation que de personnes qui suivent beaucoup de formations.

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Mais ce que je peux dire, c’est qu’ils n’apprennent pas seuls. J’ai beaucoup de gens qui font le MOOC à plusieurs. Il y a là une nouvelle tendance dans l’apprentissage qui est d’« apprendre avec ». Cela signifie que le partage avec les autres devient un des éléments de la formation. Même si les personnes qui suivent la formation ne le font pas forcément dans un temps synchrone avec les autres.

Le deuxième point, c’est que l’écrit a beaucoup d’importance. Par exemple dans mes MOOC, lors des hanghouts, beaucoup s’expriment par chat et peu se mettent en avant et prennent la parole. Donc ils aiment être avec les autres et ils s’expriment par écrit plutôt qu’à l’oral.

Il y a là une nouvelle tendance dans l’apprentissage qui est d’« apprendre avec ».

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Quelles sont les nouvelles façons d’apprendre via vos MOOC ?

Les MOOCers qui me suivent n’ont pas à être chronologiques dans l’apprentissage. Il faut qu’ils apprennent en fonction de ce qui les intéresse, de ce qui leur plaît. Ils ont plutôt tendance dans un premier temps à être scolaires et à vouloir apprendre en suivant un plan. Et puis, plus ils suivent des MOOC, plus ils transforment leur façon d’apprendre, j’imagine. Ce que je peux aussi dire sur l’apprentissage en ligne, c’est que, plus j’ai des élèves qui apprennent en ligne, plus je constate à quel point il y a du plaisir à redécouvrir la formation en présentiel. Je le vois aussi quand j’interviens dans les entreprises qui me font venir ou avec mes élèves. Ce qu’ils demandent, c’est d’écouter le professeur et de redécouvrir le plaisir du discours. Je pense que c’est complémentaire et que cela permet de redéfinir le présentiel.

Il y a une forte tendance au retour au présentiel et à la discussion.

La tendance dans les entreprises aujourd’hui est d’encourager les elearning. Entre la formation en ligne et celle en présentiel, quelles sont les évolutions ?

Au sein de la chaire d’entreprise, le Learning Lab Human Change que je dirige au CNAM, nous observons toutes les nouvelles méthodes et tendances de Learning. Il y a quatre grandes tendances. La première, c’est qu’il y a une forte tendance au retour au présentiel et à la discussion : on se parle et on s’écoute.

Deuxième tendance : dans les modalités pédagogiques, aujourd’hui, tout est séquencé. Ce qui fonctionne bien c’est vingt minutes avec de la vidéo, vingt minutes avec des exercices de groupe, vingt minutes avec le professeur qui parle, vingt minutes de recherche sur l’ordinateur par rapport aux thèmes qui ont été évoqués. On n’est plus dans le schéma des heures de formation tel qu’on a pu le connaître autrefois. Il y a vraiment un temps qui est redécoupé avec de multiples possibilités.

La troisième tendance relève de tout ce qui est jeu. C’est une tendance qui revient en force. Cela se traduit par du travail avec une interface : la carte à jouer, les escape game, le Lego, autrement dit un intermédiaire entre le message, le formateur et le groupe. On pourrait aussi mettre les lunettes virtuelles dans ce lot.

Dernière tendance : ce que j’oblige à faire, et que peu de gens font alors que pour moi c’est essentiel, c’est, dans ce temps séquencé, de dire aux gens de prendre le temps d’écrire, de résumer et d’être seul. Ensemble mais seul. Bien sûr, il faut être dans le partage, dans la vidéo, dans le visuel et dans l’écoute. Mais on oublie quelque chose d’essentiel qui est d’être soi-même avec soi-même. Ce que j’adore et ce que les gens apprécient, c’est le moment où je dis « Voilà, vous allez tous sortir un stylo et vous allez dessiner, écrire ce que vous avez compris. » Ce temps est un temps essentiel d’appropriation. Sinon, la formation ne fait que circuler et n’est pas ancrée. Après, on prend des photos de ce que les gens ont écrit. Et c’est assez magique. Parce qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas tous compris la même chose, même si on a vu ou écouté la même chose. C’est là aussi qu’on peut travailler sur nos propres stéréotypes quand on est face à quelque chose.

Pour moi, dans cette société, pour pouvoir aider les collaborateurs à intégrer le numérique, il faut qu’ils intègrent de nouvelles façons d’apprendre.

Vous réinterrogez la notion même d’apprentissage ?

Oui, c’est pour cette raison que j’ai créé une chaire d’apprentissage partenariale qui s’appelle le Learning Lab Human Change au sein de la fondation du CNAM. On aide les entreprises à acculturer leurs collaborateurs au numérique. On est sur le futur du travail et sur le futur du learning. Pour moi, dans cette société, pour pouvoir aider les collaborateurs à intégrer le numérique, il faut qu’ils intègrent de nouvelles façons d’apprendre. Apprendre est essentiel. On pourrait croire que je ne fais que de la vidéo ou du on line. Mais pas du tout ! Je réinvente le présentiel comme je viens de vous le dire.

La seule chose qui compte, c’est ce que les gens vont faire de la formation qu’ils auront suivie.

Là, je m’adresse à vous en tant que professeur au CNAM. Vous interrogez les méthodes d’apprentissage qui sont purement en présentiel, n’est-ce pas ?

Oui, tout à fait et c’est ça qui est passionnant. Tout ce que je peux voir dans les entreprises, ou dans la création de cours, que ce soit dans mes cours en ligne, MOOC ou autres, cela me réinterroge dans ma pratique en présentiel. Et comme je vous le dis, je séquence mon temps, je diversifie mes activités, je réinvente un présentiel pour qu’il y ait un ancrage et une réappropriation. La seule chose qui compte, c’est ce que les gens vont faire de la formation qu’ils auront suivie. Le présentiel est à réinventer et en tout cas moi, je le teste en permanence.

Dans mon nouveau MOOC, « Manager augmenté par l’intelligence artificielle » j’ai intégré des innovations pédagogiques : un chatbot, du reach media, des forums interactifs…

Compte tenu de votre expérience dans la création de MOOC, quelles perspectives entrevoyez-vous à l’avenir pour la formation professionnelle ?

Dans mon nouveau MOOC, « Manager augmenté par l’intelligence artificielle » j’ai intégré des innovations pédagogiques. La première, c’est que j’ai créé le chatbot Cécile avec la start up Botriver. C’est intéressant parce qu’à l’avenir, selon moi, les cours en ligne passeront par un chatbot. Pour le moment, je suis en train de le tester. Cela signifie qu’on n’est pas du tout sur les mêmes formats. Là, vous posez par exemple une question au chatbot : « C’est quoi une intelligence artificielle ? ». Et le chatbot va vous proposer un texte à lire, une vidéo ou des questions. Vous allez choisir ; et en fonction de ce que vous allez choisir, il va vous emmener sur votre propre parcours, sur celui que vous allez créer. Alors que dans l’enseignement en ligne, c’est déjà structuré à l’avance. Tandis que là, il y a un choix personnel. La deuxième innovation, c’est que j’ai intégré du reach média avec Ubicast, c’est-à-dire qu’en même temps que vous regardez la vidéo, tout le monde peut s’exprimer. C’est ce qui permet de répondre à la communauté dans une time line à droite. Troisième innovation : j’ai créé des forums interactifs avec une start-up Zeebra. Et ça c’est intéressant parce que ce n’est plus le forum classique où on donne son point de vue sur des thèmes. Ce sont des colonnes qui défilent et c’est moi qui prédéfinis le sujet. C’est intéressant de voir comment les gens vont se l’approprier. La quatrième innovation : je leur fais tester de la traduction simultanée, de la musique avec Mediawen. L’idée, c’est de voir si les gens comprennent que c’est l’intelligence artificielle qui a fait ça. Donc voyez, ce qui m’intéresse dans mes MOOC, c’est de créer des espaces d’innovation pédagogique et de tester mes recherches.

 Pour moi, un MOOC, c’est aussi un lieu de création de connaissances.

Et de ce fait, vous êtes dans l’innovation permanente ?

Oui, tout à fait. J’innove dans le contenu, parce que, pour le moment, je suis la première à parler du management et de l’intelligence artificielle. Tout le monde parle de l’intelligence artificielle et l’associe à des secteurs d’activité, à l’avenir, aux risques ou aux opportunités, à la stratégie… Mais l’intelligence artificielle dans le management, pour le moment, personne n’a abordé le sujet. C’est un MOOC pour les managers et les collaborateurs.

Tout ce qu’il y a de connaissances dans ce MOOC, c’est de la pure création. La cartographie des compétences que j’ai mise dans ce MOOC, les compétences qu’un manager doit développer avec l’intelligence artificielle,… c’est moi qui les ai créées. C’est ce qu’on appelle de la recherche appliquée. De même, quand j’explique ce que l’intelligence artificielle va faire pour remplacer certaines tâches, pour assister ou augmenter le manager, cela n’a jamais été dit.

Ainsi, pour moi, un MOOC, c’est aussi un lieu de création de connaissances. Je suis ainsi parfaitement au cœur du métier d’enseignant chercheur, qui est d’observer, de créer, de diffuser : je ne fais que mon métier.

Quel est votre définition de votre métier d’enseignant-chercheur ?

Nos missions, c’est observer l’économie, la gestion des entreprises, c’est créer de nouvelles connaissances, prendre connaissance de tout ce que mes collègues peuvent écrire et diffuser, c’est-à-dire faire de la revue de littérature et puis diffuser dans des cours, dans des livres. Aujourd’hui, c’est destiné au support des MOOC. Mais, demain, cela pourrait être uniquement sur le téléphone mobile, avec l’aide d’un chatbot, et avec des interfaces robots. Pour vous donner un exemple lors de la journée de lancement du MOOC organisé par le Cnam, Le Learning Lab et Julhiet Sterwen, c’était fou : on avait 750 inscrits, l’amphi de 350 personnes était bondé à l’université Paris-Descartes. Il y avait François Taddei du CRI, Bertrand Braunschweig de l’Inria Saclay, IBM, Microsoft, des start-ups, le robot Buddy de Blue For Robotics primé au CES de Las Vegas. Et là, on a parlé de sujets vraiment en profondeur. Innover sur le plan de la pédagogie, tout en restant dans le doute scientifique… Pour moi, l’écosystème de l’éducation ne peut être qu’un écosystème ouvert.

C’est un métier que de créer de la connaissance. Cela exige une formation, une méthode, une expérience pédagogique.

En France, on a cette chance avec les enseignants-chercheurs qui créent de la connaissance en fonction de leurs convictions, de leurs méthodes. Il y a un système de pair à pair et d’autorégulation. C’est une grande richesse. L’accès au savoir, les enseignants-chercheurs le donnent à tout le monde. Moi par exemple je m’appuie sur toutes les recherches, je lis beaucoup, je me rends dans des colloques scientifiques, j’échange continuellement avec mes collègues, y compris à l’étranger. Quand je fais des Learning expeditions, je vais voir mes collègues, on discute, on échange… j’étais à Berkeley à San Francisco en novembre, à Stanford, à UCLA etc.. c’est indispensable sinon vous ne pouvez pas faire votre métier. Et puis j’ai des thésards que j’encadre. Mon métier c’est ça, c’est d’être dans la recherche. Et j’utilise le numérique comme un nouveau levier mais pour le reste, je fais le même job que mes collègues.

Le numérique, c’est un levier et c’est comme l’intelligence artificielle : je veux le comprendre pour m’y adapter.

Pour vous le numérique, est-ce un levier de développement des compétences et des connaissances?

Oui, c’est un levier et c’est comme l’intelligence artificielle : je veux le comprendre pour m’y adapter. Et je ne veux pas qu’il me soit imposé. C’est pour cette raison que j’ai fait le MOOC sur l’intelligence artificielle. Pour que les gens comprennent et prennent en main leur job pour le changer.

Pour moi, l’entreprise, que j’adore, est un terreau de recherche. 

Vous connaissez bien les entreprises…

J’anime des clubs d’entreprises, je fais réfléchir les entreprises sur leur manière de former leurs collaborateurs, je suis à l’ANVIE, l’association des sciences humaines pour les entreprises, dans des clubs et associations professionnelles ; je participe au jury du DRH numérique, de l’ANDRH, de la Cegos, etc. Pour moi, l’entreprise, que j’adore, est un terreau de recherche. Et en même temps on se doit de l’acculturer. Et vous savez, au CNAM, vous n’avez que des gens en formation continue qui sont en repositionnement. Donc je ne suis qu’avec des gens qui sont en entreprise ; ce ne sont pas des jeunes qui sortent du Bac.

Je pense qu’il y a un devoir sociétal des entreprises aujourd’hui : c’est de donner du temps aux salariés pour qu’ils apprennent. C’est facile aujourd’hui avec le CPF de dire qu’on peut apprendre tout et partout. On a tout à disposition. Mais si on ne donne pas suffisamment de temps aux gens, ils ne se formeront plus. Le plus beau cadeau que les entreprises puissent faire à leurs collaborateurs, c’est de leur accorder tous les jours 20 minutes pour qu’ils apprennent. Avec les autres, seul, mais avant tout pendant son temps de travail.

Il vaut mieux mettre à disposition tous les modes d’apprentissage, tous les outils, et permettre à chacun de choisir celui qu’il veut.

Et les techniques de jeu dans l’apprentissage ? On constate un essor considérable de ces méthodes actuellement. Qu’en pensez-vous ?

Oui, mais le jeu n’est pas toujours la meilleure façon d’apprendre. Cela ne plaît pas à tout le monde. Prenez par exemple la tendance actuelle des escape games. Il y a aussi des gens qui n’apprécient pas d’apprendre sous cette forme. Certaines personnes ne supportent pas d’être enfermées dans une pièce pour résoudre des énigmes. Il me semble qu’il vaut mieux mettre à disposition tous les modes d’apprentissage, tous les outils, et permettre à chacun de choisir celui qu’il veut. Il faut savoir prendre du recul.

Un message pour les demandeurs d’emploi ? :  « Commencez par apprendre sur un thème qui vous fait plaisir avec l’outil qui vous correspond le mieux : le livre, la conférence, le MOOC, pourquoi pas l’exercice ou le jeu. Ensuite, vous verrez, vous irez plus loin. »

Auriez-vous un message à apporter spécifiquement aux demandeurs d’emploi, compte tenu de votre expérience ?

Je leur dirais que le plus important, s’ils doivent choisir une formation, c’est de commencer par ce qu’ils aiment. On apprend avec plaisir ce qu’on aime. Donc, si, par exemple, leur plaisir, c’est le jeu vidéo, ou bien la cuisine, eh bien qu’ils commencent par ces sujets-là ! Après, on peut se discipliner. On a compris l’objectif. Il faudra demain se former de plus en plus. Donc commencez par ce qui vous fait plaisir. Ensuite, vous pourrez continuer avec d’autres objectifs, d’autres critères.

Donnez-vous du temps pour apprendre avec plaisir et partagez avec les autres, quelle que soit la forme !

Au début, c’est très important d’apprendre avec de nouveaux outils, dont les MOOC , sur quelque chose qu’on aime. Et vous verrez ; ensuite, cela deviendra naturel. Commencez par un thème et un secteur qui vous intéressent ; vous verrez, vous prendrez plaisir et vous verrez comment vous pourrez ainsi découvrir de nouveaux outils, de nouvelles méthodes d’apprentissage. Je donne deux exemples : j’ai rencontré des personnes qui ont commencé par la vidéo ; et en fait, ce qu’elles préféraient, c’était lire. Et là, vous vous rendez compte qu’en lisant de bons livres, elles ont mieux appris qu’en regardant des vidéos. D’autres préfèrent écouter un conférencier… C’est pour cette raison qu’il faut adapter sa façon d’apprendre à ce qui vous correspond. Chacun a son mode d’apprentissage privilégié. Commencez par apprendre sur un thème qui vous fait plaisir avec l’outil qui vous correspond le mieux : le livre, la conférence, le MOOC, pourquoi pas l’exercice ou le jeu. Ensuite, vous verrez, vous irez plus loin.

Pour conclure, donnez-vous du temps pour apprendre avec plaisir et partagez avec les autres, quelle que soit la forme !

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*Biographie de Cécile Dejoux :
Cécile DEJOUX est Professeur des universités au Cnam, responsable nationale de la filière RH, du Master RH et Professeur affiliée à l’ESCP Europe et à l’ENA.
Elle dispense des conférences en entreprises sur les thématiques de la transformation numérique et l’IA en relation avec le management et les nouveaux comportements au travail : «Manager à l’ère du numérique» et «Le manager et l’IA : comprendre, évaluer, agir» .
Spécialiste de l’enseignement à distance, elle a conçu le 1er MOOC de France, « du manager au leader » avec plus de 175 000 personnes, 148 pays en 5 saisons sur France Université Numérique. En 2018, elle lance un nouveau MOOC « Manager augmenté par l’IA ? » sur FUN Mooc.
En 2015, elle cocrée la Chaire d’entreprises Learning Lab Human Change au Cnam avec le cabinet Julhiet-Sterwen et la SNCF pour accompagner la transformation numérique des collaborateurs. Elle a publié plus de 20 articles scientifiques et communications internationales ainsi que de nombreux livres dont Métamorphoses des managers à l’ère du numérique et de l’IA (avec E. Leon, Pearson, 2018), du manager agile au Leader designer, 2017, Gestion des talents, 2015 2eme ed, (avec M. Thévenet), Fonctions RH, 2015, 4eme ed, (collectif) etc.
Elue femme en vue par Vox Femina (2017), Intervenante de l’année par Mooc of the Year (2017, 2016), L’Usine Nouvelle titre « la e-pédagogie » (2017), Le Monde « la prof qui crève l’écran » (2016), en couverture de Challenges dans « Apprendre en ligne » (2015), classée n°1 des disrupteurs par le magazine l’Opinion (2014), elle est interviewée par de nombreuses revues pour son expertise en management et RH (les Echos, Capital, Management, etc.).