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Rencontre avec Yann, parcours atypique et adepte des MOOCs !

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Yann est business developer et très actif sur les réseaux sociaux. De formation initiale dans le tourisme, il possède un parcours atypique,  il témoigne sur l’apport des MOOCs dans sa vie.

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Yann Marchand

Peux-tu nous expliquer ton parcours professionnel et ton intérêt pour les MOOCs ?

Je suis business developer (responsable du développement, son objectif : déterminer la politique commerciale, les orientations futures de l’entreprise) et je travaille dans des secteurs d’activité extrêmement techniques (Big Data, Intelligence Artificielle, IT….).
Mon métier ayant changé et évolué, la prospection n’a plus le même cadre, j’ai investis à titre personnel les réseaux sociaux afin de développer ma propre marque mais sans avoir de formation adaptée. En 6 années, j’ai exercé des métiers tellement différents : guide touristique, graphiste, responsable de la sécurité ; puis ma passion pour le relationnel a fait que depuis je travaille dans le commerce où  je fais aussi de la prospection marketing.

Je souhaitais combler mes compétences en marketing et surtout pouvoir les revendre lors de recherche d’emploi. J’ai donc suivi des formations sur OpenClassRooms  : des MOOCs techniques mais également plus spécifiques pour me permettre d’atteindre mon objectif de création d’activité. Cela m’a permis d’acquérir la partie théorie, de consolider mes savoirs et bien sûr d’être en mesure de les valoriser.

Comment as-tu valorisé ces MOOCs ?

OpenClassRooms propose des certifications que l’on peut intégrer sur son profil LinkedIN par exemple.
En terme de visibilité, le relais « réseaux sociaux » a bien fonctionné et mon profil a généré un intérêt pour des entreprises qui cherchaient « le mouton à 5 pattes » avec des compétences « commerce-marketing-réseaux sociaux ».C’est lors d’entretiens professionnels que j’ai pu leur présenter les contenus des MOOCs que j’ai suivis.

J’ai été contacté en premier lieu par un cabinet de recrutement via LinkedIN.
Parallèlement, j’avais entrepris de développer mes compétences sur la création de site internet via un MOOC « votre première page web en HTML », et après m’être entretenu avec eux, j’ai pu leur proposer mes services (et créer leur site web).

Combien de MOOCs as-tu suivi au total ?

J’ai suivi 18 MOOCs sur des compétences variées, comme le community management, la réalisation d’e-mailing avec MailChimp, etc…. Ils m’ont apporté des compétences techniques rapidement.
Ce type de formation n’a plus rien à voir avec celle du passé où la partie théorique (lecture de manuels etc.) était pesante et longue. Ce n’est pas qu’une montée en compétences mais un développement personnel ! Exemples de formations suivis : management, big-data sur l’intelligence artificielle ou travailler en mode collaboratif au quotidien.

A chaque MOOC, as-tu intégré ces nouvelles compétences dans ton activité professionnelle ?

si une partie d’entre eux m’a enrichi à titre professionnel, tous m’ont apporté à titre personnel. C’est avant tout de la curiosité, un accès libre qui est donné à tous les domaines. Cela favorise une certaine ouverture d’esprit aussi et développe sa culture générale.

Ce fut l’une de mes activités principales durant cette période de recherche d’emploi. Mais même en situation d’emploi cela est accessible et réalisable à son rythme. J’ai assimilé l’ensemble des compétences de ces MOOCs.

Comment faisais-tu pour sélectionner les MOOCs ? 

J’ai sélectionné les MOOCs pour lesquels j’avais besoin de développer mes compétences ou quelques fois de consolider une pratique à travers les savoirs de base et un apport théorique indispensable.
J’ai aussi découvert des MOOCs par curiosité ! Deux exemples :
– « construire son business-plan » qui  s’est révélé être au-delà de mes attentes
– « comment créer son site internet », mon coup de cœur ! Plus en lien avec mes appétences pour ce domaine

Tu as exercé plusieurs métiers : comment fait-on pour passer d’un BTS tourisme à ingénieur d’exploitation ?

Je ne me suis jamais limité !
J’ai développé mes compétences de façon transverse en étant curieux de tout.
Au début de ma carrière j’ai eu du mal à trouver un emploi dans ma formation tourisme, j’ai débuté comme chauffeur dans une entreprise de collecte de cartouches d’imprimante, son expansion m’a permis de profiter d’opportunité d’évolution en interne.
J’ai eu l’occasion de suivre une formation Photoshop par mes propres moyens avec des manuels, puis d’intégrer un poste de graphiste qui c’était libéré.
Ceci dit cela n’a pas été simple pour transférer mes compétences dans d’autres entreprises !
Ce qui est bien différent dans la reconnaissance des MOOCs. Ensuite je suis rentré par hasard dans la sécurité. Je suis convaincu que lorsque l’on souhaite quelque chose on peut l’avoir si on se donne du mal pour l’obtenir.

Il faut « oser » et toujours se remettre en question. Pas de zone de confort, chercher ce que l’on peut apporter de nouveau. Il faut également bien se connaître et avoir confiance en soi. L’inconnu ne doit pas faire peur. Il faut savoir aussi s’enrichir de ses erreurs ou des mauvaises expériences.

Dans une entreprise, j’ai développé des actions marketing à travers les réseaux sociaux mais cela n’a pas été simple, il m’a fallu démontrer à ce groupe l’apport de cette action et l’attrait sur le marché européen. Mon idée d’évolution a été finalement retenue…..et persiste encore. J’ai finalement créé un besoin, et donc un emploi inexistant dans cette entreprise.

Je suis adepte de la méthode japonaise Kaizen* : l’amélioration en continue, mais de façons progressives par petits pas. Et cela est tout à fait possible avec les MOOCs.

Si tu avais le souhait d’une nouvelle orientation professionnelle, ferais-tu la même démarche ?

Oui bien sûr ! La sphère digitale a changé notre façon de travailler, et la remise en question est plus prégnante que dans le passé. Je connais des personnes de plus de 50 ans qui osent le changement de vie professionnelle, c’est un phénomène très contemporain dans notre société.

Puis-je me permettre de te demander ton âge ?

J’ai 40 ans, mais l’âge n’a plus rien à voir avec ces nouvelles pratiques de démarches de formation, d’orientation professionnelle, de méthodes de recherche d’emploi où l’on se prend plus en charge car nous savons ce que nous voulons, une vraie prise en main de notre vie.

Il faut prendre du plaisir dans son travail, ne pas se mettre de barrière ou de contrainte.
Il faut savoir prendre des risques, et quelques fois nous avons tendance à surévaluer les risques, alors qu’il y a toujours moyen de revenir en arrière. C’est simplement de l’investissement, du temps dédié et de la motivation.
A chaque âge et étape de nos vies, nous pouvons être amenés à avoir une vision différente de ce que l’on a envie de faire.

 

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*méthode Kaizen : « La méthode japonaise Kaïzen se résume à faire de petites actions pour se rapprocher de son but. Pourquoi de petites actions ? Parce qu’il est plus facile d’y arriver et que l’être humain et moins porté à se décourager. »