Emploi & digital

Humain et digital avec Dominique : plus forts ensemble pour la recherche d’emploi

Lab Pole emploi

Dominique recherche une activité professionnelle. Elle a participé à la session du Lab de Pôle emploi sur l’humanisation de la recherche d’emploi via le digital. Elle nous raconte son expérience.

Qu’avez-vous pensé de cette journée de réflexion sur l’humain, la recherche d’emploi et le digital organisée par Pôle emploi ?

Sincèrement, j’ai trouvé qu’il y avait de très très bonnes idées ! Vous aviez des demandeurs d’emploi de tout âge, des retraités, des gens qui travaillent, des conseillers de Pôle emploi… On nous a fait réagir sur le sentiment d’isolement. Cela nous a permis d’échanger, en fonction de nos propres cultures personnelles et professionnelles. Les gens ont besoin d’aide, ils ne savent pas par où commencer et, parfois, ils n’osent pas se lancer. On se met souvent des barrières devant les yeux alors qu’il n’y a pas lieu de le faire.

Dominique
Dominique a participé au Lab de Pôle emploi

La réflexion sur l’isolement, qu’en avez-vous retenu ?

Quand on est en recherche d’emploi, on se sent jugé. Et c’est surtout le regard des autres, le jugement, qui est ressorti quand on a parlé de la notion d’isolement. Cela se voyait même sur le visage des gens. Ça a été un moment d’émotion pour moi. Au fond de soi-même, on est toujours tout seul. Donc, dans des situations telle que celle de la recherche d’emploi, il faut essayer de se rapprocher, d’échanger avec des gens qui travaillent.

Vous dites que cela a changé votre regard sur les demandeurs d’emploi et sur la recherche d’emploi… Expliquez-nous.

Dans cette session, le côté humain m’a donné l’impression qu’on donnait plus d’importance aux demandeurs d’emploi. Cela leur a montré qu’on ne les laisse pas de côté et que Pôle emploi est bien là. Durant cette journée, je crois que les demandeurs d’emploi ont eu l’impression que leurs paroles avaient de l’importance; ils ont pu s’exprimer. Or la recherche d’emploi, ce n’est pas toujours simple. Cela leur montre qu’on essaie de trouver comment mieux les aider, comment trouver des solutions pour rompre leur isolement. Même si on a parfois l’impression du contraire…. On les booste pour essayer de leur trouver des formations, des emplois et pour faire émerger d’autres solutions pour rompre l’isolement. J’ai beaucoup aimé cette méthode de travail. Pôle emploi fait participer les gens. Et des gens qui sont concernés directement par la recherche d’emploi, comme des gens qui ne le sont pas.

Ça a été un moment d’émotion pour moi. Au fond de soi-même, on est toujours tout seul. Donc, dans des situations telle que celle de la recherche d’emploi, il faut essayer de se rapprocher, d’échanger avec des gens qui travaillent.

Si vous aviez une idée à retenir, quelle serait-elle ?

Aller les uns vers les autres, c’est ce que j’ai retenu. Tout faire pour éviter de se sentir démuni et pour ne pas retourner dans sa bulle. J’ai apprécié qu’on écoute la voix des demandeurs d’emploi; c’est une vraie reconnaissance. Et cela m’a permis de voir que, si les demandeurs d’emploi se donnaient la main, ils seraient plus forts à plusieurs. Oui, je pense que s’ils s’entraidaient davantage, ils trouveraient plus facilement. Moi, en tout cas, cela m’a donné envie de donner des idées et de partager davantage.

Allier humain et digital… c’est un défi, non ?

Parler de la solitude a été un moment très fort. Comment créer un club ? Comment se rencontrer ? A moins d’être bien accompagné dans la vie, les demandeurs d’emploi ne savent pas toujours affronter la solitude. Quand on se retrouve dans un groupe, dans un club, il y a ce malaise qu’on ressent : qui es-tu ? Que ressens-tu ? Comment faire face à la compétition face aux employeurs qui vont prendre le meilleur ? Comment affronter le regard des autres et le jugement ?

Et la méthode de réflexion ?

On demandait à chacun d’avoir des idées; et ça, c’est vraiment bien ! Les gens arrivent avec des attentes différentes, mais cette journée a permis de booster tout le monde… Cela leur a montré qu’il n’y a pas que Pôle emploi qui peut leur apporter une solution, qu’il faut aussi qu’ils cherchent. Il y a aussi ceux qui attendent tout des autres. Mais une grande partie a compris qu’il ne fallait pas compter que sur Pôle emploi. Pôle emploi peut les aider pour une formation, une réorientation mais il est important que chacun fasse aussi des recherches personnelles. Pôle emploi est un outil, mais il en existe d’autres. Tout le monde a compris que chacun devrait être plus solidaire, les uns avec les autres.

Un club virtuel, pourquoi faire ?

L’idée, c’est que chacun puisse apporter son savoir-faire et ses idées, se réunir avec d’autres de façon virtuelle, discuter, ne pas être seul, pouvoir aider, pouvoir se réunir de temps en temps et combler les lacunes de personnes qui ont besoin d’avoir d’autres compétences que celles qu’elles ont. Même si on a du travail, on peut continuer à aider ceux qui n’en ont pas. Exemples de métier : informaticiens, développeurs, femmes de ménage (toutes les entreprises ont besoin de femmes de ménage !), dessinateurs; managers, électriciens, tous les corps de métier. L’idée était que cela s’adapte à tous les métiers. Par exemple, moi j’ai mon métier mais je peux aussi diriger les personnes qui cherchent vers tel service, tel employeur pour qu’on puisse les aider.

Et si vous deviez résumer cette journée à un ami qui ne la connaît pas, que diriez-vous?

Je lui dirais : prépare toutes tes idées car il va falloir se creuser la tête ! Et dis-toi qu’il n’y pas de bonne ou de mauvaise réponse; il faut y aller et dire tout ce qui te passe par la tête… Rien n’est anodin; il faut oser prendre la parole… L’objectif de cette journée, c’était de faire travailler tous les participants ensemble. Pour moi, cela a fait beaucoup de bien à beaucoup de personnes de se creuser les méninges et de se dire « comment peut-on faire pour sortir de notre impasse ? ». Apprendre à partager, apporter un plus à ceux que l’on rencontre, cela me paraît important.

Votre conclusion ?

J’ai été ravie par l’accueil, par la compréhension et la sympathie entre nous; on ne savait pas à qui on parlait ; on ne s’appelait que par son prénom. Pour moi, c’est le début de l’histoire et on peut aller plus loin; d’autres choses pourront émerger par la suite. Ma conviction, c’est qu’il faut faire participer le maximum de gens pour que ce soit utile. Donner de son temps, par exemple pour aider des demandeurs d’emploi à passer un entretien et à s’entraîner, cela pourrait aussi être une solution à développer pour rompre le sentiment d’isolement. Faire sortir les gens de l’isolement, créer un club et faire participer : comment créer des liens, en utilisant le digital ?